vendredi 12 juin 2015

Mon marathon à moi...



Comme vous le savez probablement, ce blog avait pour but de trouver des testeurs pour manger mes productions de préparation au CAP. Si je l'ai un peu mis entre parenthèses, c'est parce que j'ai trouvé d'autres moyens moins chronophages de trouver des cobayes : la sortie de l'école et les collègues, c'est très efficace, sans oublier tous les copains qui se sont généreusement dévoués.

En fait, j'ai donc passé l'année à faire de la pâtisserie, avec la hantise de ne jamais rien jeter (merci les copains de vous être dévoués). Le programme, c'était minimum une journée de pâtisserie dans la semaine, avec intensification sur les deux derniers mois, puis calme la dernière semaine. Comme l'ont dit mes copains marathoniens : une vraie prépa de marathon (en fait, je ne sais pas je n'ai jamais fait de marathon).

Résultat des courses, un CAP pâtissier passé (pratique le 3 juin et les écrits les 11 et 12 juin), plus de 1500 œufs consommés dans les 10 derniers mois, pas loin de 100kg de sucre et de farine, assez de chocolat pour faire faire une crise de foie à un régiment. Bref, le diabète nous guette.

Avant de faire un article qui reprend les évolutions de cette années, je vais vous raconter plus en détail ce qu'est le CAP pâtissier, mes conditions de préparation, et le passage de l'épreuve (même pas peur, ou presque pas :-s).

Pour commencer, quand j'ai écrit le dernier article, je n'étais pas encore inscrite, donc je ne suis pas sûre que j'avais bien mesuré l'ampleur de la tâche.

Pour être claire, pour l'examen, il faut savoir faire entremets en tous genre, tartes en tout genre, pâte à choux, pâte feuilletée, brioches, pains au lait, et pâte levée feuilletée (croissants, pains au chocolat,…). En sachant que j'avais déjà fait de la pâte à choux, mais pas trop dans les règles de l'art; c'est-à-dire que mes éclairs étaient plus difformes qu'autre chose. J'avais aussi déjà fait de la pâte feuilletée (merci les galettes des rois). Les tartes, j'en faisais de temps en temps, mais de façon très approximative. Par contre, les entremets, j'en avais jamais fait et très rarement mangé. Pour la viennoiserie, si j'en mange régulièrement, c'était une grande première pour moi.

En gros, quelques heures de travail de profilaient devant moi, en sachant que je ne connaissais rien en technologie de la pâtisserie (et de un manuel à ingurgiter !).

Comme j'ai déjà un diplôme équivalent ou supérieur au CAP, je n'avais pas les épreuves générales à passer. Par contre, me restait trois épreuves :
  • Une épreuve pratique de 7h pendant laquelle on doit réaliser un entremets (charlotte, fraisier, royal,…), une tarte, une production à base de pâte à choux ou de pâte feuilletée, et une viennoiserie, le tout imposé par le sujet qui tombe le matin même. Ce que je savais avant, c'est mon entremets devrait être décoré sur un des ces trois thèmes : la route du Rhum, la Haute couture ou la fête des mères.
  • Un écrit de Prévention, Santé et Environnement, commun à tous les CAP (une heure pour jeudi 11 juin).
  • Un écrit de Approvisionnement et gestion des stock (2h pour vendredi 12 juin).

Alors là, j'ai dit merci à mon boulot qui me permet de prendre pas mal de congés, et j'ai posé mes vendredi, soit après midi, soit en entier pour faire une séance par semaine minimum de pâtisserie.

Pour progresser, j'ai voulu faire des stages en pâtisserie : apprendre les bons gestes, voir à quoi ressemble un labo. C'est là que j'ai regretté la rigueur de la fonction publique, même sur mes congés, ils ne voulaient pas me faire de convention de stage pour faire un stage en toute légalité. Du coup, j'ai démarché les pâtisseries pour faire un stage "au black". Résultat des courses, deux ont accepté de m'accueillir un week end avant de voir s'ils étaient ok pour m'accueillir une semaine complète.
Résultat des courses, c'était super intéressant de comprendre comment fonctionne un labo, ils m'ont aussi expliqué certains gestes techniques, mais ce n'était pas possible physiquement de tenir ce rythme : une semaine complète de travail, puis levé à 4h le samedi pour arriver à 5h sur les lieux, et fin de journée à 16h, sans pause. Je crois que si j'avais continué, j'y aurais laissé ma peau, comme ce n'était pas le but, j'ai renoncé après deux journées.

Je vous raconterai en détails ma journée d'examen pratique lors d'un autre post.

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